Ce qui est vrai pour la plupart des CMS ne l’est pas pour deux d’entre eux. En effet, il est inutile de créer une base de données si vous faites un site avec SPIP ou avec GuppY ; le premier la crée pour vous et le second n’en utilise pas.
Il s’agit de créer une base de données MySQL sur un serveur auquel vous avez accès : le plus souvent, ce sera votre propre ordinateur sur lequel vous voulez d’abord créer votre site hors ligne, en local, pour essayer un ou deux CMS, avant de mettre votre site en ligne.
Pour créer une base de données MySQL chez votre hébergeur :
- Le plus souvent vous avez un hébergement mutualisé, c’est-à-dire que votre site est hébergé sur une machine aux côtés de milliers d’autres sites.
- Il vous reste à lire et à suivre les instructions données par votre hébergeur.
- Chez APINC, par exemple, il suffit de cliquer sur un bouton et de choisir un mot de passe et un nom pour la base de données.
Pour créer une base de données MySQL en local, il faut d’abord installer ce qu’on peut appeler LAMP, sans oublier PhpMyAdmin : voir
Il se peut que PhpMyAdmin varie selon les versions, c’est pourquoi je n’ai mis qu’une illustration.
DB = database = base de données.
- Lancez Firefox ou Seamonkey ou un autre navigateur libre
- Dans le champ de l’URI tapez : http://localhost/phpmyadmin/
- La page de login de PhpMyAdmin apparaît ; tapez le nom d’utilisateur (souvent « root ») et le mot de passe — voir et cliquez sur le bouton « Okay » ou autre.
- Dans le panneau central de la nouvelle page, on vous l’indique en toutes lettres : « Créer une nouvelle base de données ».
- Tapez le nom que vous voulez donner à cette DB (par exemple, le nom du CMS que vous voulez utiliser, en un mot et tout en minuscules) et cliquez sur le bouton « Créer »
- Une nouvelle page s’affiche. ne vous occupez de rien dans le panneau central.
- Dans le panneau latéral cliquez sur l’icône « Home » (« Accueil »= petite maison), ce qui met à jour les données et vous fait revenir à la page d’accueil.
NB : Notez bien le nom de votre DB, vous en aurez besoin lors de l’installation de votre CMS !
Rien d’autre à faire pour la DB elle-même — le CMS finira le boulot pour vous !
Il vous reste à créer un utilisateur pour cette base et à lui donner les droits nécessaires pour que vous puissiez installer votre CMS et rédiger le contenu de votre site.
NB : Notez bien le nom de l’utilisateur que vous allez créer pour votre DB et son mot de passe — vous en aurez besoin lors de l’installation de votre CMS !
Nous restons avec PhpMyAdmin. Vous êtes revenus à la page d’accueil.
- Dans le panneau central vous voyez une longue liste de liens. Pour créer un utilisateur de DB, cliquez sur « Privilèges ».
- Dans la nouvelle page qui s’affiche, cliquez sur le lien « Ajoutez un utilisateur ».
- Dans la page qui s’affiche, c’est le premier tableau, intitulé « Ajouter un utilisateur », qui vous intéresse :
- Dans ce tableau, assurez-vous que ce qui figure dans les champs des listes déroulantes correspondant à user name (= « nom d’utilisateur ») host (= « hôte ») et password (= « mot de passe »), est identique à l’image ci-dessous. Ajustez les champs si besoin.
- Quand vous ajustez la deuxième liste déroulante à « local », le champ à droite se remplit tout seul : « localhost » — c’est ce qui convient.

- Remplissez les champs de ce tableau
- Vous pouvez générer un mot de passe automatiquement ou en inventer un. Tapez-le dans les deux champs (mot de passe et vérification en retapant le mot de passe).
- Ne vous occupez de rien d’autre.
- Déroulez la page pour trouver le bouton « Go » (= « Aller » ou équivalent).
- Une nouvelle page s’affiche avec plusieurs tableaux.
- Le tableau qui vous intéresse est intitulé Database-specific privileges (= « Privilèges spécifiques à la base »).
- Cliquez sur la liste déroulante correspondant à « Ajouter des privilèges sur la base suivante » pour afficher le nom de la DB que vous avez créée.
- Une fois le nom affiché, cliquez sur « Go » (ou équivalent).
- Une nouvelle page s’affiche avec un nouveau tableau intitulé Database-specific privileges (ou équivalent, voir ci-dessus).
- Cliquez sur le lien « Cochez tout » (= Check all)
- Cliquez sur sur « Go » (ou équivalent).
- Vous voyez le texte de votre requête et le résultat du style :
You have updated the privileges for 'chucky'@'localhost'.
SQL query: GRANT ALL PRIVILEGES ON `chuck` . * TO 'chucky'@'localhost' WITH GRANT OPTION ;
- Notez le nom du serveur local affiché dans un lien tout en haut de la page ; c’est souvent ceci : « server name : localhost »
- En cliquant sur ce lien vous revenez à la page d’accueil
- C’est fini !
Vous pouvez vérifier que votre nouvel utilisateur est bien là en cliquant sur ce lien de la page d’accueil : « Privileges ».
Vous pouvez maintenant vous déconnecter de PhpMyAdmin en cliquant sur l’icône log out dans le panneau latéral.
PhpMyAdmin paraît assez mystérieux au début mais suivez les instructions et ça marche. Une fois qu’on a le coup de main, cela va très vite.
Votre base de données est créée, même si elle est vide et sans tables. C’est l’installation du CMS qui créera les tables.
Pour cela, le CMS se connecte à la DB. Trois cas de figure, selon les CMS :
- Lors des étapes de l’installation, le CMS vous demande les informations sur la DB : son nom, celui de l’utilisateur, le mot de passe. C’est le cas de Plume et de DotClear, par exemple.
- Avant l’installation proprement dite, mais après avoir copié les répertoires et les fichiers du CMS dans le répertoire de votre choix, accessible à Apache, PHP et MySQL, vous devez copier le nom de la base, le mot de passe pour cette base et le nom de l’utilisateur dans un fichier de configuration du CMS. C’est le cas de Drupal et de Wordpress, par exemple.
- Cas unique, Spip vous demande ce qui correspond au login de PhpMyAdmin puis vous demande de choisir un nom pour la nouvelle DB.