˜ Libre-Fan ˜

PCLinuxOS en CD-Live

Version .92
14 avril 2006 - Dernière mise à jour : 30 mai 2006
 
Voici une distribution formidable, PCLinuxOS, dérivée de Mandriva, mais dont le code est très différent.


- PCLinuxOS a été concocté par Texstar, l’auteur des paquets RPM pour Mandriva. Elle remonte à 2003, semble-t-il, et selon un compte-rendu de madadmin sur Madpenguin, (16/12/2003) elle était déjà très impressionnante.

Ce madadmin est, comme moi, assez rétif à Mandriva (Right up front I will tell you that I am not a Mandrake fan, déclare-t-il en commençant son article). Mais PCLinuxOS lui a plu tout de suite.

J’ai découvert cette séduisante distribution grâce à la revue Linux Planète n° 40, mars 2006. Voilà une très bonne revue, que l’on trouve dans notre minuscule ville du Vigan aussi bien au magasin de presse qu’au supermarché, eh oui ! Elle fournit deux CDs, une distribution Linux sur l’un et une floppée de logiciels sur l’autre.

Voici le logo de PCLinuxOS, qui claironne sa simplicité d’utilisation :

(PNG)
Logo officiel de PCLinuxOS
Élégant, non ?

- Le code de PCLinuxOS est cependant très différent de celui de Mandriva et cette distribution tient en un CD. C’est un CD-Live que l’on peut très bien utiliser en l’état ou que l’on peut installer. Cette distribution est en anglais uniquement mais il y aura sans doute un de ces jours un paquet à installer pour avoir la langue française sur toute la ligne (en attendant, KDE peut-être mis en français).

PCLinuxOS, malgré son nom bien terne, vaut le détour et un grand coup de chapeau.

- Sur un Pentium II, avec 189 Mo de mémoire RAM, PCLinuxOS marche très bien même avec l’environnement de bureau par défaut KDE. Fluxbox, gestionnaire de fenêtre plus léger que KDE, est aussi fourni et fonctionne très bien.

J’y ai découvert le monde des patiences (oui, les jeux de cartes) qui ont calmé ma crise de nerfs latente dans l’attente (c’est du Molière, ça !) du courrier du FAI contenant les paramètres de ma nouvelle connexion à l’internet. Ah, les FAI...

- Vous mettez le CD-Rom dans le lecteur et vous redémarrez l’ordinateur. Vous pouvez appuyer sur la touche « Entrée » à l’invite Boot: ou attendre que Linux démarre tout seul. L’écran de boot est en noir et blanc, puis passe à la couleur, une fois que Linux commence à se charger.

- PCLinuxOS s’est amusé avec les couleurs de M$Windows et surtout en cachant comme Windows le défilement des lignes blanches sur fond noir lors du chargement de l’OS. Mais nous sommes sous Linux et il suffit, comme cela est indiqué sur l’écran sous le logo de taper sur la touche « Échap » pour afficher le déroulement des opérations (verbose mode).

- Il se peut, dans certains cas, que le serveur X ne démarre pas automatiquement. Cela m’est arrivé une ou deux fois. PCLinuxOS a prévu la chose et vous indique la marche à suivre, sur l’écran.

Voici ce qu’il faut faire si l’écran reste noir avec juste quelques lignes d’instructions en haut.

À la suite de l’invite, tapez root. Puis il vous est demandé votre mot de passe (= password), validez puis tapez le mot video ; les références de votre carte vidéo doivent apparaître surlignées, il suffit alors de vous placer sur Quit avec la touche « Tab » et de valider. Sinon, choisissez votre carte dans la liste, placez-vous sur Okay et validez ; si d’autres réglages sont nécessaires, vous les ferez sur l’écran suivant, sinon, placez-vous sur Quit et validez. PCLinuxOS reconnaît très bien les cartes vidéo et vous fait du 3D avec une carte ATI ou Nvidia, même en Live.

Une fois que vous avez quitté le programme de configuration de la carte vidéo, il ne vous reste plus qu’à taper startx (en un mot) et le serveur X démarre : l’écran est noir mais au milieu vous pouvez voir une croix en X qui reste jusqu’à l’apparition de l’écran coloré du Login. Même chose pour toutes les distributions de Linux.

- Écran de login.

Là vous pouvez choisir de vous connecter en root ou comme invité (= guest) : on tape root pour le login et pour le mot de passe ; comme simple utilisateur tapez guest dans les champs du login et du mot de passe. En CD-Live il n’y a guère de risque à vous connecter en root. Le risque, tout de même, est de supprimer des fichiers sur votre disque dur par mégarde...

Vous pouvez aussi choisir le gestionnaire de fenêtre Fluxbox (le choix se fait en bas à gauche).

- Cliquez ensuite sur la flèche verte. KDE met un certain temps à se charger : patientez si vous avez un vieil ordinateur et contemplez les boules vertes qui s’éclairent l’une après l’autre, marquant les étapes du chargement de KDE (on dit en fait « l’initialisation »). Fluxbox est beaucoup plus rapide. Une fois KDE en place, on n’est pas gêné par une lenteur excessive.

- Ce que j’ai bien apprécié dans PCLinuxOS, c’est la reconnaissance du lecteur de disque Zip et le montage et démontage sans aucun problème. Et pourtant, je n’ai branché le lecteur qu’une fois l’OS chargé.

Sous Kaella, il faut que le lecteur soit branché avant de lancer Linux et il faut insérer un disque Zip au moment de lancer le boot ; vous avez alors une icône de clé USB qui s’affiche sur le bureau et tout va bien.

Sous Ubuntu le lecteur Zip doit être connecté à l’ordinateur avant de démarrer Ubuntu, du moins en CD-Live et lors de l’installation. Une fois Ubuntu installé vous pouvez bien sûr brancher votre lecteur quand vous voulez.

Notez aussi qu’Ubuntu 5.10, contrairement à Hoary Hedgehog, déclare que le disque Zip ne peut être éjecté mais on peut tout de même éjecter le disque en appuyant sur la touche du lecteur.

- Les partitions du disque dur, les lecteurs de CD-Rom, etc., sont réunis dans un répertoire accessible sur le bureau par une icône (quelque chose comme Volume Storage).

Sous Kaella, les icônes de ces éléments sont affichées les unes sous les autres. Sous Ubuntu, les icônes des partitions n’apparaissent pas sur le bureau.

- Les menus de KDE semblent mieux rangés et la police de caractère est plus lisible que dans le KDE de base (comme dans Knoppix ou Kaella). Il y a beaucoup de jeux et, comme je l’indiquais au début, un grand choix de patiences (rien de ce côté-là sous Ubuntu). Dans un même jeu, vous trouverez parfois toutes sortes de variantes.

- Ah, le clavier est en QWERTY mais c’est tout simple de le passer en AZERTY. Ceux qui connaissent déjà KDE savent qu’il suffit d’aller dans le KDE Control Center (> menu Configuration) : dans le panneau de gauche, cliquez sur la rubrique Accessibility > Keyboard layout (= disposition du clavier) et trouvez la France dans la liste.

Un mot sur la disposition QWERTY. Elle est plus ergonomique et pratique que la disposition AZERTY, même pour écrire en français — son grand défaut, bien sûr, est de ne pas avoir prévu les lettres accentuées ! Le point et surtout le signe / (barre oblique = slash) que l’on utilise beaucoup sous Linux sont accessible sans avoir à appuyer sur la touche Maj (= Shift), ce qui empêche de taper des erreurs. Les lettres du clavier sont peu chamboulées, contrairement aux autres caractères :

AZERTY QWERTY
a q
q a
w z
z w
, m

Ceux qui installeront PCLinuxOS sur leur disque dur iront ensuite télécharger le fichier de langue française : Menus > Configuration > Packaging (ce qui lance Synaptic, gestionnaire de paquets). Connectez-vous à l’internet, mettez à jour la liste de paquets disponibles pour PCLinuxOS dans Synaptic puis cherchez le paquet kde-i18n-fr et installez-le. Ensuite après vous être déconnectés, vous trouverez dans le KDE Control Center dans la rubrique Accessibility, l’option Region & language pour choisir le français.

- PCLinuxOS offre son Control Center spécifique où l’on peut effectuer de nombreuses tâches d’administration (accessible depuis le menu principal). Comme ce n’est pas une partie de KDE cela reste en anglais. Ce Control Center est plus complet que celui de Knoppix (ou de Kaella) et fait penser à ce qu’on peut trouver sous Libranet.

Ubuntu n’a pas choisi la formule du Control Center mais a regroupé diverses tâches dans les menus > « Système » > « Administration » et « Applications » > « Outils système ».

- Comme Ubuntu en CD-Live et contrairement à Kaella, PCLinuxOS n’a aucun problème pour se connecter à l’internet en réseau (DHCP). Il n’y rien à faire du tout. Lancez Firefox et surfez. Je n’ai pas encore essayé en bas-débit.

- Logiciels

Contrairement à Ubuntu ou à Kaella, PCLinuxOS n’inclut pas OpenOffice.org mais il offre Scribus (logiciel de PAO) et Inkscape (logiciel de SVG). Ubuntu n’a ni l’un ni l’autre et Kaella inclut Inkscape (Scribus figure dans le menu mais ne semble pas installé). KDE regorge d’éditeurs de texte et de traitements de texte parfois redondants (Kwrite, Kate, Kedit...) et fournit des équivalents aux modules de la célèbre suite bureautique OOo (base de données, par exemple). Ceux qui installeront PCLinux OS n’auront plus qu’à installer OOo avec Synaptic pour tout simplifier. Les autres utiliseront Kaella 2.1 !

À défaut d’OOo, j’ai essayé Scribus qui est très chic. C’est un vrai logiciel de PAO et donc un peu plus compliqué que le module OOo Draw.

- Côté décoration, c’est original.

Le répertoire home (« répertoire personnel », dit-on en bon français) est figuré par une icône qui nous changent des habituelles maisonnées : c’est un igloo.

Essayez les différents fonds d’écran : variations sur le thème des pingouins et de la banquise. Voici un aperçu de la version pour les mômes de 7 à 77 ans (c’est juste un morceau de l’image et de plus bien réduit) :

(JPEG)
Fonds d’écran originaux de PCLinuxOS
Ils vont aussi sous Ubuntu !

Ne vous inquiétez pas, il existe d’autres fonds d’écran avec des pingouins volant sous l’eau qui sont nettement moins infantiles.

Ce fond d’écran sert en fait de transition. En parlant de mômes, il y a une distribution faite pour les enfants de l’école élémentaire, un chouette CD-Live à découvrir... C’est Freeduc.

- Quand vous avez terminé votre travail ou vos amusements sous PCLinuxOS, vous fermez votre session, comme avec toute distribution et vous pouvez choisir d’éteindre votre ordinateur. Dans ce cas, le CD va rester coincé dans le lecteur — il n’y a pas de fonction, apparemment, pour l’éjecter avant la fermeture de l’ordinateur comme dans Kaella ou Knoppix.

Si vous choisissez de rédemarrer l’ordinateur, le CD-Rom reste aussi dans le lecteur ; au redémarrage dépêchez-vous d’appuyer sur la touche du lecteur pour éjecter le CD. Il faut juste trouver le bon moment où le lecteur est activé (lumière verte) : trop tôt, le lecteur ne répond pas encore ; trop tard, l’ordinateur démarre sur le CD-Rom. Mais en principe au Boot du CD-Live, vous devez pouvoir redémarrer avec les touches Ctrl+Alt+Suppr et essayer de battre de vitesse votre ordinateur.

- Pour installer PCLinuxOS, reportez-vous soit à Linux Planète, soit à l’aide fournie en anglais.

Cliquez sur l’icône Install PCLinuxOS. NB : soyez prudents avec les partitions. Si Linux est déjà installé, PCLinuxOS risque de s’installer sur vos partitions où se trouve votre Linux.

- N’hésitez pas à nous faire part de votre avis et votre expérience de cette distribution très chic. Dès que je pourrai, je l’installerai. À suivre, donc.

À suivre : Freeduc, pour les enfants.

Consultez si besoin le « Glo(u)ssaire cum Commentaires ».

Vous trouverez davantage de liens précisément dans « Liens vers Mozilla, le Libre, les menaces ».

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