˜ Libre-Fan ˜

Les CMS - pour faire des sites et des blogs

Machines à faire du Web
18 août 2005 - Dernière mise à jour : 9 septembre 2007
 

Même s’il est possible de faire un site avec un éditeur de texte, un CMS (= système de gestion de contenu) est plus pratique.

Il en existe beaucoup. Quelques conseils pour en choisir un qui vous convienne et une petite sélection avec mentions de leurs usages, de leur qualités et de leurs défauts.


Au sommaire :

Avantages et inconvénients des CMS
Comparaison minimaliste
GuppY
Drupal
Xoops
Joomla !
SPIP
Plume CMS
Comparaison Drupal et SPIP
Conclusion

Même s’il est possible de faire un site avec juste un bon éditeur de texte qui vous sert à rédiger vos textes (accompagnés de langage HTML) et vos feuilles de style (CSS), et sans doute agrémenté de PHP (ça, c’est bien plus calé), il est plus simple et très efficace d’utiliser un CMS : Content Management System (= système de gestion de contenu [jargon]).

Un CMS sert à créer et à mettre à jour un site Web facilement, sans connaissances approfondies et parfois avec une formation très succincte (cliquer sur quelques boutons).

J’en ai essayé plusieurs (tous sous licences libres) :

Tous les liens sont là-bas : .

Je connais assez bien GuppY, Plume, SPIP et Drupal. J’ai fait un essai avec Xoops et Joomla !

Ces CMS nécessitent Apache, MySQL et PHP, sauf GuppY qui n’a pas besoin de MySQL (pas de base de données) — voir l’article sur la question : Apache (Apache2) + MySQL + PHP et PhpMyAdmin.

Avantages et inconvénients des CMS

- Les avantages semblent l’emporter :

- Les inconvénients existent tout de même :

Certains CMS utilisent les tableaux pour disposer les éléments sur la page Web (les menus sur une colonne à gauche séparés en blocs différents (des sortes de boîtes), un panneau central pour le contenu, et des blocs à droite parfois aussi). En plus, IE adore les tableaux et un peu moins le positionnement des colonnes avec les CSS (et purtant c’est M$ qui a initié les feuilles de style...)

C’est très pratique pour l’administrateur (qui n’a pas besoin d’être un webmestre). Dans l’espace privé vous allez sur une page de configuration du site et vous voyez que vous pouvez faire monter ou descendre des blocs (colonne gauche) et parfois les faire passer de gauche à droite (dans la colonne de droite) : un clic et voilà ou au pire, il faut taper un mot ou un chiffre.

En plus, certains thèmes (présentations différentes du site) rajoutent encore des tableaux ou mêlent la décoration et la disposition au HTML, en ignorant les CSS, partiellement ou totalement. C’est le cas de la vaste majorité des thèmes disponibles pour Mambo, comme pour d’autres CMS.

Parmi les CMS que je connais un peu, seuls Plume et SPIP ne s’appuient sur aucun tableau. Au webmestre de ne rajouter aucun tableau pour la disposition des éléments sur les pages du site. Quant à Drupal, vous pouvez lui ajouter deux thèmes qui sont faits sans tableaux (mai 2006) (juste pour l’un le header est un tableau mais cela doit pouvoir se modifier) : Friends Electrics et Sand_Css.

Comparaison minimaliste

- Une comparaison rapide de ces CMS peut être utile mais seul l’usage d’un CMS peut vous faire saisir ses avantages et ses inconvénients. Bref, il faut en essayer un ou deux.

Installez quelques CMS pour les comparer : Joomla !, GuppY et Drupal présentent, par défaut, un contenu de démonstration. En revanche, vous n’aurez aucune idée de ce que donne SPIP tant que vous n’aurez pas créé deux rubriques et un article dans chaque rubrique.

Drupal est très célèbre surtout dans le mode anglophone. Joomla ! a pris un grand essor. Xoops semble moins connu et SPIP connaît un vif succès en France. Plume semble peu connu, ce qui est très regrettable.

Ces CMS sont très différents les uns des autres et il est indispensable de lire très attentivement la documentation, les forums, les Wiki, les newsgroups (= « groupes de discussions ») etc. GuppY, SPIP et Plume sont français, ce qui facilite les choses pour la documentation, même s’il existe des traductions pour les autres CMS.

Aucun de ces CMS ne s’installent exactement de la même façon — lisez bien la documentation. Il est souvent nécessaire de savoir créer une base de données MyQSL.

GuppY et SPIP sont les plus faciles à installer (pas besoin de savoir créer une base de données) et leur documentation est très complète.

Quant à la configuration, elle se fait dans l’espace d’administration où l’on peut modifier des paramètres plus ou moins nombreux. Le record est détenu par GuppY qui vous fait passer un moment très agréable à changer plein de choses à l’aide de clics. Joomla ! s’en rapproche, en bien plus compliqué, Drupal et Xoops s’en éloignent, SPIP vient plus loin derrière et Plume est encore plus sobre.

Drupal, Joomla ! et GuppY permettent de pratiquement tout configurer et tout modifier depuis l’espace d’administration. Joomla ! permet aussi de modifier les feuilles de style directement. Si vous avez Web Developer, (voir Extensions et thèmes pour Firefox), vous pouvez facilement modifier le thème livré par défaut dans GuppY et dans Drupal. Pour SPIP, le webmestre doit passer beaucoup de temps dans les nombreux fichiers.

Vous conclurez que GuppY est le plus simple des CMS à utiliser. C’est vrai mais en contre-partie ses possibilités sont plus limitées que les autres. Il est bien adapté à un certain type de sites.

GuppY

- Inconvénients de GuppY :

- GuppY est vraiment l’idéal pour quelqu’un qui a besoin de monter un site élégant, rapidement, sans connaître le HTML, les CSS et tout le reste. Allez voir le site de GuppY et un site sur Linux fait avec GuppY : « Guide Linux.org ».

Ce serait bien que tous les amateurs de 4L (dont je suis), de pêche, de météo, etc., adoptent GuppY. Au moins, même si le code HTML n’est pas idéal pour le moment, les sites et leurs forums seraient visibles sur Firefox avec une connexion lente et ne dépendraient pas de MSN (du M$) (qui vous demande un cookie et un enregistrement, faut pas pousser !), de pages avec des cadres (frames) et diverses autres horreurs. Ah ! un site de 4L est passé sous GuppY : « 4L R6 Club de France » (il faut cliquer tout en bas de page sur un lien « Entrez... » pour voir GuppY, tel qu’il est, sorti de sa boîte, avec un joli thème bleu qui est livré avec le CMS.

- Plus de détails sur GuppY sur Framasoft.

Drupal

Eh bien, voilà qui est fait — Libres-Ailé(e)s est « propulsé » par Drupal (comme il se dit). Le passage de la version 4.6x à la version 4.7 a été chaotique ; un bon conseil : suivez la documentation à la lettre. Joomla ! irait bien aussi mais il nécessite encore des tableaux — attendons la version 2.

- Conclusion : un sacré CMS (style monstre sacré), plutôt pour des webmestres expérimentés, ou pour ceux qui ont l’habitude des CMS, mais très agréable et rapide. Lisez l’article de Framasoft sur Drupal.

Après trois mois et trois versions, mon impression est que c’est un CMS remarquable. Il est très sophistiqué et simple à la fois. Mais reste sa lourdeur qui est justifiée mais qui peut être un obstacle chez certains hébergeurs.

Xoops

Je dois dire que Xoops ne m’attire guère.

Joomla !

- Article très bien fait sur Framasoft - Joomla !

SPIP

NB : La version 1.9 est sortie mais j’attends la 2 pour changer — le passage de la version 1.8.3 à la 1.9 nécessite une refonte complète des squelettes (du moins les miens) et j’ai constaté un bug chez moi en local (lien vers les brèves). La version 2 apportera de nettes améliorations qui se sont fait attendre. Mais patience !

— Ce qui suit s’applique donc à la version 1.8.3 et sera revu et corrigé après la sortie de la version 2.

- Quelques critiques générales

- Conclusion : SPIP nécessite un webmestre expérimenté qui maîtrise en plus les boucles à la SPIP, si on ne veut pas s’en tenir au thème de base qui n’est ni avenant ni sophistiqué. En revanche, les rédacteurs et les administrateurs, dont les rôles sont assez limités, ont la vie facile.

Plume CMS

- C’est mon CMS préféré car c’est celui qui donne un vrai sentiment de liberté. On peut lui rajouter un forum léger.

Cependant, il ne convient peut-être pas pour tous les sites mais en voici un utile et bien fait (sur les CSS) : Alsacréations.

- Voici un plugin en format TAR.GZ pour les Linuxiens qui n’ont pas l’utilitaire unrar ou ne souhaite pas l’installer (le format RAR est propriétaire) (il suffisait de décompresser le fichier rar et de le recompresser avec tar). Il est assez superflu d’installer l’équivalent de 7Zip pour Linux. NB : un fichier .tar.gz se décompresse sous Windows à l’aide de 7Zip (en deux étapes au lieu d’une).

Ce plugin (eh là ! je viens de comprendre que « griffon » veut dire plugin) — ce griffon, donc, installe une barre de raccourcis pour faciliter la rédaction du contenu en HTML — c’est la même qui se trouve dans DotClear. Plus d’information sur le Wiki de Plume : « Toolbar » Text

GZ - 61.9 ko
ToolBar (updated) pour Plume 1.0.2
Griffon pour les Plumets et Plumettes

Il existe d’autres plugins pour Plume — voir le Wiki et le groupe de discussion. Ce dernier est logé chez Google, ce qui ne rend pas commode l’inscription par Thunderbird — prévoir des time out en bas débit (connexion au serveur impossible).

- Article très complet sur Framasoft : Plume CMS

- Il vaudrait mieux attendre la version 2 pour faire un site en ligne. De grosses failles de sécurité ont provoqué la destruction de certains sites. Plume passe chez Source Forge, ce qui permettra à une équipe de s’en occuper. La tâche devenait trop lourde pour l’auteur, Loïc Anterroche. Longue vie à Plume !

Comparaison Drupal et SPIP

Chaque CMS est spécifique mais comme Drupal et SPIP sont les CMS que j’ai le plus utilisés, voici mes impressions.

- SPIP a tendance à donner une structure assez rigide qui est reflété par ses feuilles de style d’origine. Bien sûr, on peut tout changer et on peut casser la rigidité rubriques > articles en tiraillant sur certaines fonctions comme les mots-clés. En fait, SPIP me semble être l’adaptation au web de la structure d’une revue papier. C’est-à-dire qu’on est passé de l’imprimerie (assitée par ordinateur tout de même) au numérique sans vraiment changer de point de vue.

Ainsi, vous ne serez pas étonnés que l’attention aux normes du W3C intéresse beaucoup moins l’équipe de SPIP que l’attention toute particulière aux règles typographiques (espaces, caractères accentués).

Il y a deux avantages à cette attitude :

- Un site sous SPIP dépend totalement du webmestre qui a tous les pouvoirs et qui est indispensable pour effectuer des changements, ce qui pose des problèmes si l’administrateur n’est pas le webmestre : il peut faire disparaître des rubriques ou des articles, chambouler la l la présentation ; au contraire c’est lui qui mettra de jolies couleurs, qui affichera une série d’articles (comme sur le sommaire), etc. Le webmestre de SPIP doit bien sûr connaître un peu de HTML et maîtriser les CSS mais il doit en plus apprendre le langage de SPIP, ce qui est plus simple que du PHP mais pas très simple non plus.

En un sens, on comprend que SPIP soit utilsé par nombre de ministères et d’administrations en France : séparation des tâches — les rédacteurs ne sachant que rédiger, les administrateurs veillant au bon contenu des articles à eux soumis pour approbation sous la férule d’un chef et enfin le webmestre qui fait une présentation suivie par les chefs (on dit les « décideurs » peut-être). Le webmestre est bien tenu en laisse, alors tout va bien mais s’il se révoltait ? — on s’amuserait bien !

- La participation au site est moins directe qu’avec Drupal. On passe d’un espace privé à l’espace public en changeant complètement d’interface. Avec Drupal, on est en direct sur le site public (même si en fait on en est séparé). Bref, il n’y pas ce cloisonnement. Drupal est ainsi beaucoup plus rapide et beaucoup plus souple et on travaille plus rapidement. Sans compter que si vous appuyez sur une mauvaise touche pendant la rédaction de Spip et que la page se recharge vous perdez tout votre texte, tandis que sous Drupal, en cas de fausse manœuvre, un retour en arrière vous ramène à votre texte en cours de rédaction.

Spip se prête bien à des textes longs (comme sur Libre-Fan ou sur le site de SPIP) tandis que Drupal (ainsi que les autres d’ailleurs) semble vous pousser à faire des textes plus courts ou sur plusieurs pages web (ce qui ne correspond pas du tout à des pages papier).

- Drupal se configure et se transforme presque totalement en ligne tandis que SPIP doit d’abord être installé en local pour le modifier — et il en a besoin. La masse de ce qu’on peut changer en ligne sous Drupal est très facile sans être un pro — une certaine pratique du web aide bien cependant — mais on peut se passer de fouiner dans le PHP, le HTML et même les CSS si on a trouvé son thème idéal.

Les possibilités de configuration par l’administrateur qui n’a pas besoin d’un webmestre font que Drupal est à un tout autre niveau que SPIP.

La manière de SPIP, c’est comme écrire une revue sérieuse qu’on met ensuite en ligne ; cela a beau être dynamique, c’est encore statique et traditionnel. Enfin, pour tout dire, c’est hiérarchique — chaque rubrique bien à sa place (voyez la documentation de base de SPIP qui commence par la hiérarchie qui est aussi une fonction [« balise » dans le langage de SPIP]) ; chaque participant bien sage dans sa fonction, en bon ordre hiérarchique.

Bien sûr, les autres CMS, aussi, prévoient des rôles bien définis ou à définir et l’administrateur a tous les pouvoirs. Dans Drupal j’ai modifié la traduction de la chaîne « access control » en « contrôle des accès » pour le jeu de mot. Sous Drupal, pas à dire, l’ambiance est différente : tous les membres du site ont l’impression de participer pleinement au site, de plain-pied. L’admin est un peu à part — en fait, il intervient peu. Un rédacteur peut aussi partager avec l’admin certaines fonctions et si l’on départage les rôles, c’est aussi pour faire barrière aux pirates qui s’attaqueraient plus facilement au site dans ces deux cas, en particulier :

La manière de Drupal, c’est du web direct, dynamique et souple à souhait — Joomla ! est très dynamique aussi mais je le trouve moins facile.

- Le dernier gros avantage de SPIP qui l’emporte sur tous les CMS cités ici c’est la facilité de la gestion de la base de données : création (lors de l’installation de SPIP), sauvegarde dans le site local et restauration dans le site en ligne, et même chose du site en ligne au site local. Ce qui vous permet de modifier votre site hors ligne bien tranquillement. Cette facilité existe aussi dans WordPress et dans DotClear — voir ci-dessous.

Mais vous voyez, on est toujours dans le passage du statique au web. Avec Drupal et les autres, on est en ligne, sans intermédiaire visible. D’ailleurs avec Drupal, la version en local ne sert qu’à faire des expériences avec les feuilles de style, le site complet est en ligne (sauvegardez la base de données, tout de même ! un pirate ou une panne de l’hébergeur pourrait faire disparaître le contenu). Et enfin, si vous avez d’importantes modifications à faire sous Drupal, il suffit de mettre votre site hors ligne — il est toujours en ligne mais une page annonce qu’il est en travaux tandis que vous travaillez juste derrière cette page. Sous SPIP, vous êtes alors en local (rien à voir même si Apache vous sert de serveur).

NB : Que les foudres spipiennes ne s’abattent pas sur moi, mort aux trolls etc. ;-). Il est possible de transformer SPIP pour faire un site super-dynamique et il est possible aussi de rédiger le DADVSI en un seul article dans Drupal (cela s’appelle une page dans Drupal : un long texte statique). Toutes mes remarques sont plus d’ordre intellectuel que pratique et chacun choisira ce qui lui plaît.

Conclusion

- Choisissez selon vos goûts et vos besoins. L’important est de trouver le CMS qui correspond le mieux au site que vous voulez faire. Ce qui compte d’abord c’est le contenu et la structure de votre site ; ils doivent être adaptés au CMS.

Si vous voulez que les membres du site contribuent fortement au contenu au site comme sur SpreadFirefox, alors Drupal ou Joomla ! s’imposent.

Si vous faites toute la rédaction du site, avec ou sans l’aide d’autres rédacteurs réguliers, vous pouvez prendre Plume ou SPIP.

Si vous voulez que les gens participent au site (qu’ils aient droit à la parole ou encore que certaines personnes puissent rédiger des articles) GuppY est bien.

Si vous faites un site qui bouge beaucoup, Drupal, Joomla, ou même GuppY, sont préférables. Quant à Plume c’est à vous à l’adapter à ce que vous voulez faire. Enfin, vous aurez plus de boulot à rendre « explosif » un site avec SPIP.

- Pour essayer les CMS et en voir bien d’autres, le site Open Source CMS est bien utile.

- Quand vous aurez construit votre site avec un CMS n’oubliez pas d’indiquer en bas de chaque page le nom et l’URL du CMS que vous utilisez, avec une icône, si elle est jolie. Par courtoisie d’abord. Ensuite, c’est une information importante pour les visiteurs qui peuvent ainsi se faire une idée des différents CMS.


- Pour Web Developer, voir Extensions et thèmes pour Firefox

- Voir aussi WordPress et DotClear : CMS de blog


ToolBar (updated) pour Plume 1.0.2
Griffon pour les Plumets et Plumettes

Consultez si besoin le « Glo(u)ssaire cum Commentaires ».

Vous trouverez davantage de liens précisément dans « Liens vers Mozilla, le Libre, les menaces ».

Répondre à cet article

Votre email n'est pas crypté -- remplacez l'arobase par le mot (at) pour éviter que les robots spammeurs ne le récupèrent. Exemple fictif : zozo(at)ploof.net

Forum