Après la comparaison de trois distributions Linux basées sur Debian, voici un article plus complet sur Ubuntu, version « hérisson chenu » (Hoary Hedgehog), bien sympathique.
Les instructions suivantes s’appliquent tout à fait à Breezy Badger et à Dapper Drake sans passer par l’installation en mode graphique (CD alternatif).
Au sommaire :
En résuméRappel : Ubuntu se prononce oubountou :-)
Voir d’abord Comparaison : Libranet, Kaella, Ubuntu.
L’installation d’Ubuntu a été faite à partir d’un CD-Rom d’installation pressé et envoyé par Ubuntu. Je n’ai constaté aucun bug.
Pour deux minimes différences sur l’écran, entre Hoary et Breezy, lors de l’installation, voir Migration vers Breezy Badger, Ubuntu 5.10....
Pour Dapper Drake, l’unique CD sert de CD-Live et de CD d’installation. Cependant, il peut être impossible de l’installer à partir du CD-Live si votre ordinateur n’est pas assez puissant. Dans ce cas, il existe un CD alternatif qui vous permet de passer par une installation similaire à celle de Breezy. Lisez Ubuntu Dapper Drake sur des roulettes .
Cela fait à peu près un mois que j’utilise Ubuntu sur deux ordinateurs différents (maintenant, cela fait bien plus longtemps !) et je suis passée à Breezy :
Pour ceux qui sont pressés, un seul mot : Ubuntu, distribution basée sur Debian, gratuite, en un CD-Rom, est très bien conçue pour les débutants ou le grand public. Les férus de Linux ne s’ennuieront pas non plus (ils installeront Ubuntu en mode « expert », option à choisir à l’invite du boot, et là il y a de quoi faire...)
Il est conseillé d’utiliser d’abord Le CD-Live d’Ubuntu pour voir si le matériel est reconnu — le modem interne de connexion bas-débit du portable ne l’a pas été. Mais là aucune distribution de Linux ne risquait de le reconnaître — voir Winmodems sous Linux. Le CD-Live est aussi une bonne manière de se familiariser avec une distribution Linux.
Pour les CD-Live, voir Linux sur le vif : Ouvertures avec Kaella, Damn-Small-Linux et Ubuntu.
Pour vous préparer à l’installation : « Guide d’installation d’Ubuntu » (fr) sur le blog yeK-Ubuntu — voir .
L’installation est simple (Ubuntu utilise le classique Debian-installer) et le partitionnement est sophistiqué : on peut tout faire et sans risque grâce à « Partman », l’outil de partitionnement d’Ubuntu.
Vous n’avez pas besoin de préparer vos partitions à l’avance comme il est souvent sagement conseillé.
Il faut évidemment savoir ce qu’est une partition et avoir une idée précise de ce qu’est le partitionnement. Si vous avez fait l’expérience fdisk sous Dos pour réinstaller un M$Win98 par exemple, vous aurez peine à croire que c’est aussi simple et vous vous sentirez à l’aise.
Il vaut mieux aussi réfléchir à l’avance au nombre des partitions que vous voulez et à leur taille. Cela varie selon l’usage que vous faites de votre ordinateur. Vous pouvez aussi réfléchir devant les écrans d’installation d’Ubuntu ;-)
Le problème que posait ce portable, c’est que le constructeur a installé WinXP et des tas de dossiers propres à lui (le constructeur) et en plus une partition cachée, invisible sous Windows et qu’il fallait préserver. Donc, il est conseillé d’utiliser d’abord un CD-Live de Linux pour aller regarder d’abord ce qui existe vraiment sur votre DD.
Un CD-Live comme Kaella est bien pratique car il contient Qtparted, outil de partitionnement graphique qui sert d’abord à voir clairement la table des partitions.
Pourquoi utiliser Kaella pour réduire la partition Windows alors qu’Ubuntu permet cette opération ?
— Simplement parce que Kaella offre un outil graphique qui représente les partitions sous la forme de rectangles et grâce auquel on rétrécit la partition en poussant le bord droit coloré du rectangle jusqu’à la dimension désirée qui s’affiche. Vous voyez donc exactement ce que vous faites, c’est rassurant. Tant que vous n’avez pas appuyé sur l’icône d’enregistrement de vos modifications, vous ne risquez rien.
— NB : Qtparted a la réputation d’être un peu capricieux mais il est parfait pour modifier les partitions Windows qu’elles soient en Fat32 ou en NTFS. Il est inutile d’acquérir un logiciel propriétaire pour modifier ces partitions.
— Ubuntu permet exactement la même opération mais sans représentation graphique : vous devez fixer la taille de la partition rétrécie en Go, donc taper des chiffres. C’est plus abstrait et cela peut faire peur au début. Mais, comme avec Qtparted, tant que vous n’avez pas enregistré vos modifications (on dit « écrire la table des partitions »), vous pouvez essayer plusieurs possibilités.
Vous n’avez pas besoin d’être connectés à l’internet pendant l’installation.
Prenez le temps d’explorer tout cela.
Si vous trouvez que les partitions c’est barbant ou sans intérêt, laissez Ubuntu faire le boulot pour vous. Je donne ici des variantes pour montrer les possibilités. Les partitions demandent de la réflexion, c’est à chacun de déterminer ce qui lui convient. Quand on vient d’un Windows pré-installé sur un ordinateur, on risque de ne connaître que C:. Linux exige deux partitions : une pour le Swap, une pour tout le reste (partition racine). Ubuntu vous fait ces deux partitons si vous le laissez faire.
Rappel : la souris ne marche pas lors de l’installation : on utilise les touches du clavier — voir Dual-boot avec Linux .
Après vous être déplacés sur une ligne, si vous appuyez sur la touche « Entrée », vous allez dans un nouvel écran qui est un sous-menu associé à cette ligne. Pour en sortir sans rien modifier allez avec la touche « Tab » sur le « bouton » « Retour en arrière » et validez. Vous ne risquez donc rien à explorer.
Vous pouvez aussi choisir le partionnement automatique et laisser Partman utiliser l’espace libre sur votre DD : Ubuntu vous donne le choix entre plusieurs types d’installation :
| Swap | / | /home | /usr | /var | /tmp |
| Swap | / | /home |
Ensuite, Partman fait le boulot tout seul (la taille des partitions incluse, si j’ai bien compris). Il attribue le système de fichier xfs à /home — interesting. Infos glanées sur la page Using the Ubuntu Installer (sur le site Archive.ubuntulinux.org).
En mode manuel, voici une table de partitions possible pour ce portable (DD = 40 Go) (avec de l’espace libre) :
| hda1 | hda3 | hda5 | hda6 | hda7 | hda8 | hda9 | free space | hda2 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| WinXP | Swap | / | /home | /opt | /temp | /var | (libre) | cachée |
| 13,5Go | 510Mo | 3Go | 2Go | 700Mo | 500Mo | 1Go | 14Go | 4,6Go |
Commentaires :
Sur l’autre ordinateur, seul Ubuntu est installé.
| hda1 | hda2 | hda5 | hda6 | hda7 | hda8 |
|---|---|---|---|---|---|
| Swap | / | /home | /opt | /tmp | /var |
| 263Mo | 3Go | 2Go | 200Mo | 100Mo | 1Go |
Après le partitionnement commence l’installation proprement dite.
Cette partie est assez longue, et ce n’en est que le début lorsqu’Ubuntu vous demande d’enlever le disque pour que le système démarre sur le disque dur.
Et voilà Ubuntu accompagné en principe d’une légère musique. Si vous avez utilisé le CD-Live vous ne serez pas dépaysés.
Ne vous inquiétez pas si votre écran affiche peu avant l’écran de login la ligne suivante :
*ror: Temporary failure in name resolution [fail]
C’est un petit bug, paraît-il. Ubuntu prévient qu’il ne peut se connecter à un serveur Ubuntu même si personne n’est obligé d’être connecté pour profiter d’Ubuntu.
Vous pouvez ignorer le message ou le faire disparaître par une simple commande dans la console :
sudo update-rc.d -f ntpdate remove
Ah, je n’ai même plus parlé de dual-boot : il n’y a rien eu à faire. Ubuntu vous demande où vous voulez installer le boot, dans une partition ou dans le MBR (avec un windows le MBR est la bonne réponse) et après l’installation, GRUB (gestionnaire d’amorçage) a fait le boulot : au démarrage du portable, après le splashscreen du constructeur, l’écran de démarrage affiche Ubuntu et plus bas Windows XP et même Windows 2000 et Windows NT.
J’ai désactivé ces 2 dernières entrées dans le fichier de GRUB dans /boot/grub/menu.lst (lst sic) (en tapant le signe # devant chaque ligne au lieu de les supprimer) et rajouté quelques couleurs (en supprimant le signe # devant les lignes menionnant des couleurs) — mais attention, fichier sensible, zone dangereuse ! Ne faites exactement que ce vous comprenez.
Je n’ai pas monté de partition Windows pour la partager avec Ubuntu parce que je ne travaille que sur Linux. J’ai précisément installé Linux pour ne pas voir Windows (je ne me voyais passer l’été à mettre à jour ClamAV et l’anti spyware SpybotSD et à les faire passer tous les jours... voir Conseils pour la sécurité de l’ordinateur).
Les indications données dans Dual-boot avec Linux doivent convenir pour WinXP (rappel : faites juste attention si vous avez une partition NTFS à partager — voir le Wiki d’Ubuntu-fr).
Voyez aussi Guide-Linux.org.
Mais Ubuntu, ce n’est pas fini ! La suite est
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Vous trouverez davantage de liens précisément dans « Liens vers Mozilla, le Libre, les menaces ».
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