Au sommaire :
Nota Bene préliminaire
Dans les commandes présentées dans cet article, n’est indiqué que le signe # (hash en anglais) : il signale que l’on doit ouvrir une console en root ou taper, dans une console, sudo avant la commande. Le signe # ne doit pas être tapé. Voici ce que donne la console dans l’un et l’autre cas :
root@linux:/home/tuxou # tapez_la_commande
tuxou@ubuntu:~$ (tapez) sudo tapez_la_commande password: (demande de mot de passe) tapez_votre_mot_de_passe validez (= commande exécutée)
Le signe $ signifie que l’on se trouve en mode simple utilisateur.
Ce qui s’affiche, lorsque vous ouvrez une fenêtre de console (appelée « console », « terminal » ou « xterm ») avant que vous tapiez la commande, c’est « l’invite » :
root@linux:/home/tuxou # tuxou@ubuntu:~ $
Note pour les utilisateurs de sudo : si un message apparaît, mentionnant quelque chose comme Permission denied, c’est que sudo n’a pas tous les pouvoirs, ce qui est normal) ; passez alors en console root (Root Terminal, terminal Superutilisateur ou quelque chose de ce genre) que vous devez trouver dans un menu accessible depuis la barre des tâches. Cela doit se trouver dans un menu ou un sous-menu nommé « Outils système ». Dans Ubuntu 5.10, menu « Application » > « Outils système » > « Lancer avec un utilisateur différent » > Tapez gnome-terminal dans le champ « Lancer ».
Pour ces différences et des précisions, voir Root et Sudo.
Rappel : si vous avez téléchargé un fichier DEB
(package), vous pouvez l’installer vous-même avec la commande suvante :
# dpkg -i nom_et références_du_paquet.deb
Pour des exemples, voir Winmodems sous Linux.
Mais attention aux dependencies, ces fichiers qui manqueraient à la bonne marche du logiciel que vous voulez installer. Si vous installez Lynx (navigateur texte très léger) de cette façon, vous ne risquez rien mais un logiciel plus complexe, tel qu’Apache ou Mozilla, doit être installé avec Apt.
Cet article est partiellement adapté de Apt HowTo par Gustavo Noronha Silva, version 1.8.5 - Juillet 2003), téléchargeable sur le site Tldp.org de documentation sur Linux.
C’est très facile. Le plus simple est d’utiliser Synaptic, menu « Edit » > « Add a CD-Rom » ; cliquez et suivez les instructions. J’ai ainsi ajouté le CD-ROM d’Ubuntu et les deux CDs-ROM de Libranet. Voici les lignes qui ont été rajoutées par cette simple opération au début du fichier /etc/apt/sources.list :
deb cdrom:[Libranet GNU/Linux 2.8.1 CD2]/ archive/ deb cdrom:[Libranet GNU/Linux 2.8.1 CD1]/ archive/ deb cdrom:[Ubuntu 5.04 _Hoary Hedgehog_ - Release i386 (20050407)]/ hoary main restricted
Vous pouvez aussi rajouter un CD-ROM avec APT en insérant d’abord le bon CD-ROM puis en tapant dans la console la commande suivante :
# apt-cdrom add
Si vous avez créé un point de montage (mount point) particulier pour les CD-ROM (en créant un répertoire et en modifiant /etc/fstab), il faut modifier la commande ainsi :
# apt-cdrom -d /chemin_vers_le_point_de_montage add
Vérifiez dans /etc/apt/sources.list que la ligne avec « cdrom » a été rajoutée.
NB : Pour l’expérience, j’ai mis trois CDs-ROM dans la sources.list mais ce n’est pas toujours malin de mélanger des paquets de distributions différentes (même basées sur Debian), de versions de paquets différents (« Woody », « Sarge » et « Sid ») et de versions de Linux différentes. Il est préférable de vous en tenir au(x) CD(s)-Rom de votre distribution, à moins d’être sûr de ce que vous faites. Chaque distribution a des paquets particuliers même si Libranet, par exemple, est tout à fait compatible avec les dépôts de Debian. Pour Ubuntu, il est conseillé de s’en tenir aux paquets présents dans les repositoires nommés « ubuntu » — voir Ubuntu - 1ere étape : Installation.
Quand vous vous utilisez l’utilitaire Apt (ligne de commande) ou le logiciel Synaptic pour installer des logiciels ou les mettre à jour, vous téléchargez en fait des paquets .deb dont certains se placent dans /var/cache/apt/archives/ et dont tous se décompressent et s’installent dans différents endroits du système, sans que vous ayez à intervenir (en général vous retrouverez des bouts dans usr/bin/ (le fichier exécutable, qui lance le logiciel) et dans usr/lib (le répertoire principal du logiciel).
Les archives dans /var/cache/apt sont une mine intéressante qui peut se substituer aux repositories sur le web. Par exemple, dans le cas où vous devez réinstaller votre Linux (vous décidez de changer l’organisation de vos partitions par exemple, ou vous changez d’ordinateur) ou vous installez la même distribution de Linux chez un ami, ou sur un ordinateur privé de connexion à l’internet (voir Winmodems sous Linux) ou muni d’une connexion de bas-débit.
Vous pouvez ainsi réutiliser votre mine de paquets DEB. Vous pouvez aussi y ajouter les paquets que vous auriez téléchargés directement, sans être passés par APT (sous Ubuntu, ces paquets doivent être spécifiés pour Ubuntu).
Pour les transporter aisément, il suffit de les compresser avec l’utilitaire Tar. Rappel de la commande :
$ tar zcvf nom_du_fichier.tgz /chemin _du_répertoire_à_compresser/
Pour extraire les fichiers de ce fichier TGZ :
$ tar zxvf nom_du_fichier.tgz
Pour les détails, voir TAR ou la compression expresso.
# tar zcvf apt.tgz /var/cache/apt/archives/
L’inconvénient, c’est que vous récupérez ainsi le répertoire ./partial et un fichier nommé « lock » qui ne vous servent à rien.
Il faut donc raffiner la commande ainsi pour n’avoir que les fichiers DEB du répertoire « archives » :
# tar zcvf apt.tgz /var/cache/apt/archives/*.deb
Le fichier apt.tgz se trouve maintenant dans votre répertoire de /home. Sauf qu’il appartient maintenant à root donc pour le copier, il faudra passer par sudo ou root.
C’est mieux mais vous récupérez tout le chemin des fichiers DEB, ce qui n’est pas très pratique si vous voulez les installer dans un répertoire autre que /var/cache/apt/archives/.
En effet, quand vous décompresserez le fichier TGZ, vous aurez un /var/cache/apt/archives/ dans le répertoire /home/tuxou/ (si l’utilisateur s’appelle « tuxou »).
Dans ce cas, copiez le contenu du répertoire « archives » dans un répertoire que vous créez dans votre répertoire de /home, par exemple sous le nom de « debs », auquel vous pourrez ajouter d’autres paquets DEB que vous auriez téléchargés vous-mêmes :
$ mkdir ./debs $ cp /var/cache/apt/archives/*.deb ./debs $ tar zcvf apt.tgz ./debs
NB : Il doit y avoir plus simple, mais avec Linux on peut déjà se débrouiller avec son petit bagage de néophyte.
# mkdir /var/debs
# cp ./debs/* /var/debs/
On peut faire autrement mais ceci permet de caser au passage l’astérisque * qui veut dire qu’on copie tous les fichiers présents dans /home/tuxoubis/debs.
# dpkg-scanpackages debs /dev/null | gzip > debs/Packages.gz
/dev/null remplace un fichier nommé « override », fichier de paramètres que vous pouvez créer vous-mêmes et qu’on laissera aux curieux. La deuxième partie de la commande après la barre compresse les archives du répertoire « debs » en un fichier GUNZIP « Packages.gz ».
Si le message suivant apparaît : bash: debs/Packages.gz: Permission denied, c’est que sudo n’a pas la permission nécessaire pour cette opération ; passez en console root (voir plus haut « Le Nota Bene préliminaire »).
Si un message concernant le fichier « override » apparaît, ignorez-le, aucune importance. Le terminal affiche la liste des paquets .deb que vous avez copiés dans /var/debs avec le nombre de ces paquets.
Voilà, votre dépôt est prêt.
# gedit /etc/sources.list
deb file:/var debs/
NB : Si vous n’êtes pas connectés ou que vous ne voulez pas mettre à jour les repositories en ligne, commentez chaque ligne de votre sources.list sauf celle que vous venez d’ajouter, et sauf celle du CD-ROM si elle existe : tapez le signe # au début des lignes, ce qui les désactive ; ainsi, Apt n’ira pas vérifier ces lignes qu’il ne verra que comme des commentaires et non des instructions.
# apt-get install xmms
Et voilà, j’ai installé Xmms avec succès ; j’ai aussi mis à jour The Gimp de cette manière sur le portable sans connexion. Bien sûr, cela suppose d’avoir les bons paquets .deb : j’avais installé Xmms avec Apt et mis à jour the Gimp avec Synaptic sur l’ordinateur muni d’une connexion normale.
J’avais aussi téléchargé deux paquets pour tenter de retrouver du son sur le portable et les avais aussi incorporés au fichier apt.gtz : esound-clientsversion.deb et libesd-alsa0version.deb. Impossible d’installer le 2e avec dpkg (une foule de dépendances et de paquets qui devaient être supprimés !) tandis qu’Apt a réussi à se sortir d’embarras. J’ai suivi à la lettre les instructions du « Guide Ubuntu non-officiel de démarrage » et j’ai de nouveau du son et tous les petits bruits d’Ubuntu (j’ai recoché pour voir les « sons pour les événements » dans Menu > « Préférences » > « Sons ») et tout marche — le CD audio avec Xmms compris — voir Ubuntu - 1ere étape : Installation.
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