Choisir de pirater un logiciel propriétaire payant plutôt que de partager un logiciel libre, ou créer les conditions d’un piratage certain, voilà qui constitue une sérieuse menace pour le Libre.
Cette menace est d’ailleurs renforcée par l’ignorance ou le manque d’intérêt des utilisateurs de l’informatique pour les logiciels libres qui sont pourtant de grande qualité.
Il y a hackers et hackers (les journalistes associent hackers et pirates).
Ce sont des gens qui choisissent de mettre leur savoir au service des autres, pour faire des logiciels libres. Un hacker trouvera tout son bonheur à tester, modifier, corriger les logiciels libres et publier ses trouvailles sur le Web.
Il y a les pirates qui sont mal intentionnés et qui font des manœuvres illégales ou nocives.
Ils pensent qu’ils sont doués parce qu’ils ont «piqué» un logiciel propriétaire d’une manière ou d’autre, en bidouillant.
D’autres fabriquent des virus (c’est bon pour la grosse industrie des logiciels anti-virus propriétaires) ou s’amusent à pirater et à démolir les ordinateurs d’utilisateurs paisibles.
D’autres encore peuvent avoir même fait «exploser» le système informatique du Pentagone ou autre. Ceci sont plus doués que les premiers et on peut leur tirer le chapeau mais ils feraient bien de mettre leurs talents dans des entreprises moins risquées et, somme toute, plus bénéfiques pour le genre humain!
Je m’en tiens à la première catégorie de ces pirates pour cet article où vous ne trouverez aucune recette de piratage ni même de détails aguichants.
Pirater est illégal et stupide et nuit aux logiciels libres.
Voici un extrait d’un article intitulé «Le piratage au service des monopoles», par ARNO*
...j’affirme que le piratage de logiciels est indispensable aux entreprises qui constituent la BSA pour maintenir leur monopole et assurer leurs revenus.
C’est un bout du message que Libre-Fan veut faire entendre. Ce qui suit vaut pour M$ comme pour les gros logiciels propriétaires qui sont chers et qui font donc l’objet d’un intense piratage, (par exemple, Adobe Photoshop, Paintshop, CorelDraw). Je parle plus spécialement de M$ car c’est lui qui a le monopole le plus large et le plus gros.
Le piratage rend service à M$ puisque cela maintient le nombre d’utilisateurs de M$Windows et de ses logiciels, et ainsi assure le monopole de l’entreprise.
Ce qui dérange M$, c’est de voir les windowsiens lui tourner le dos. Les 50 Millions de téléchargements de Mozilla-Firefox lui font de l’effet. Au contraire, pirater derrière son dos lui est bien égal. En effet, le pirate reste esclave du système M$ et oblige les autres à suivre son exemple.
Si vous utilisez M$Office en particulier, vous risquez d’obliger ou au moins d’inciter les autres à faire de même, donc à pirater car la plupart des gens ne peuvent ou ne veulent pas payer cette somme.
Pensez aux conséquences de M$Windows et de Ms Office installés légalement, à l’exclusion de tout autre système ou logiciel, sur des ordinateurs dans une école, un collège, un lycée, un IUT, une université, un club d’informatique : une foule de pirates sans gloire et d’esclaves d’un système unique est née — élèves ou étudiants, et souvent les enseignants, les formateurs ou les animateurs eux-mêmes — belle instruction publique et citoyenne ! Sans parler du gâchis d’argent public à acheter du M$Windows et des logciels propriétaires.
Extrait copié d’un message de Tony (24/04/2005), «ooogeneral.french», un des newsgroups d’OpenOffice.org.Je rappelle que le piratage est le pire ennemi des logiciels libres et donc de OOo en particulier, car si le piratage était impossible, les logiciels libres seraient obligatoirement beaucoup plus utilisés qu’ils ne le sont aujourd’hui. Tony
Kaella-Linux était installé sur un ordinateur qui a été prêté ensuite à un enfant de fin d’école primaire. Ce garçon qui fait déjà de l’informatique à l’école a été enchanté de cette arrivée de Linux qu’il découvrait pour la première fois (l’image de fond, la clarté de KDE, et la souplesse d’OpenOffice.org — sans blague). Mais l’école n’a que du M$, alors la famille préfère se plier au modèle.
Rien de mieux pour récupérer des virus sur votre ordinateur, ou une version amputée qui ne fonctionnera jamais bien.
En effet, quand on vous donne un CD-Rom copié, ou que vous «piquez» un fichier sur le web, quelle assurance avez-vous que c’est une version complète et saine ?
Quelqu’un s’est fait prêter un CD-Rom, même pas copié mais dûment acheté sous bonne licence, d’un logiciel de vidéo propriétaire pour Windows. Curieusement, il n’arrive rien à en faire, parce que le fichu logiciel qui marche très bien chez le copain prêteur, lui redemande sans arrêt le numéro de série du CD-Rom, qu’il a pourtant déjà donné cent fois. Ah le temps perdu et les nuits blanches à se battre avec ce truc...
Le plus amusant c’est qu’il existe des logiciels libre pour éditer de la vidéo — j’en ai aperçu au moins un, VirtualDub, sur le site de Framasoft, voyez leur rubrique Video.
Il est vrai que certains pensent faire une mauvaise affaire en ne piratant pas (l’économie d’argent est pourtant illusoire dans ce cas) et en se contentant d’avoir tous les logiciels nécessaires librement, très souvent gratuitement ou pour des sommes tout à fait raisonnables.
D’autres trouvent peut-être humiliante l’idée de ne pas pouvoir exiber leur compétences en matière de piratage. Il y a pourtant bien d’autres sujets de satisfaction en informatique que ces bidouillages.
Et pour ceux qui piratent sans trop le savoir, prenez-en conscience et posez-vous ces questions:
Le meilleur moyen de pirater M$ et certains logiciels propriétaires importuns, au sens d’endommager leur réputation et leur monopole, c’est d’utiliser à leur place des logiciels libres et un système libre comme Linux.
Consultez si besoin le « Glo(u)ssaire cum Commentaires ».
Vous trouverez davantage de liens précisément dans « Liens vers Mozilla, le Libre, les menaces ».
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